DISINFO: Bruxelles sévit contre les dirigeants européens pro-Trump.
SUMMARY
Bruxelles mène une guerre contre les dirigeants européens qui soutiennent ouvertement le président américain Donald Trump. Ce sont des « dirigeants anti-système » qui refusent de suivre les directives des élites libérales au pouvoir dans l'UE. Bruxelles s'inquiète profondément que Trump, qui s'appuie sur des dirigeants conservateurs orientés vers le nationalisme tels que le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, le Premier ministre slovaque Robert Fico et le candidat à la présidence roumaine Călin Georgescu, puisse affaiblir le globalisme européen.
RESPONSE
Narratif récurrent de désinformation pro-Kremlin, visant à prétendre faussement que l'Union européenne est une organisation totalitaire. L'objectif est également d'accentuer la division dans la relation transatlantique.
Les disputes de l'UE avec le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et son homologue slovaque Robert Fico découlent de leurs violations des principes de l'UE, et non de leurs positions idéologiques. Bruxelles a pris des mesures contre la Hongrie et la Slovaquie pour restreindre les libertés de la presse, limiter l'indépendance judiciaire, et mal utiliser les fonds de l'UE. Les actions de l'UE contre ces gouvernements sont motivées par des préoccupations concernant l'état de droit et les normes démocratiques plutôt que par le targeting d'affiliations politiques avec des dirigeants étrangers.
L'Union européenne n'a pas été impliquée dans les décisions concernant les élections présidentielles roumaines de 2024 et 2025.
Les élections présidentielles de la Roumanie, tenues en décembre 2024, ont été annulées après des accusations de violations électorales et d'ingérence russe. Calin Georgescu, un candidat d'extrême droite aux vues pro-russes, a remporté le premier tour de vote en novembre 2024. Ce résultat, couplé à des preuves de campagnes sur les réseaux sociaux biaisées, a poussé la Cour constitutionnelle à annuler les résultats des élections.
Le 26 février 2025, Georgescu a été inculpé d'incitation à des actes contre l'ordre constitutionnel, de diffusion de fausses informations pendant une campagne électorale, et d'initiation ou de création d'une organisation de nature fasciste, raciste ou xénophobe.
Le 9 mars, l'Autorité électorale permanente de Roumanie a refusé d'enregistrer Georgescu. La commission a justifié sa décision en disant qu'elle avait pris en compte des précédents établis par la Cour constitutionnelle et que les personnes se présentant à la présidence doivent “respecter la Constitution et défendre la démocratie". Conformément à la loi, Georgescu a déposé un recours auprès de la Cour constitutionnelle, qui a rendu la décision finale interdisant la participation de Georgescu à l'élection.
Le président américain Donald Trump n'est pas une figure unificatrice pour les conservateurs européens. Bien que certains leaders nationalistes comme Orbán l'admirent, la politique européenne fonctionne en grande partie selon ses propres règles, séparément des cycles électoraux américains. L'allégation selon laquelle Bruxelles craint que Trump ne déstabilise le globalisme européen est tirée du manuel du Kremlin, qui utilise fréquemment le terme "élites globalistes" pour dépeindre l'UE comme un réseau obscur opprimant la souveraineté nationale. En réalité, l'UE est une union démocratique où les États membres s'accordent volontairement sur des politiques. Des désaccords se produisent, mais cela fait partie intégrante de la politique européenne, et ce n'est pas une conspiration.
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