DISINFO: Double standards dans les attitudes occidentales sur le statut du Kosovo et de la Crimée.
SUMMARY
Il y a des doubles standards dans les attitudes occidentales sur le statut du Kosovo et de la Crimée. Pourquoi est-il acceptable de reconnaître le Kosovo mais pas la réunification de la Crimée avec la Russie ?
RESPONSE
Récit récurrent de désinformation pro-Kremlin établissant des parallèles entre le Kosovo et l'annexion illégale de la Crimée. La reconnaissance internationale de l'État kosovar n'est intervenue qu'après que la région a été ravagée par une guerre civile sanglante, que les pays occidentaux ont stoppée. Cela a été suivi d'une décennie d'administration internationale et de négociations de statut. En 2008, le Conseil de l'UE a souligné qu'étant donné le conflit civil des années 1990 et l'administration internationale prolongée sous la Résolution 1244 du Conseil de sécurité, le Kosovo constituait un cas sui generis. En revanche, il n'y a pas eu de guerre en Ukraine jusqu'à l'agression militaire russe (voir le rapport de la CPI ici). Les négociations sur le statut du Kosovo ont duré 10 ans. La période entre l'opération militaire de la Russie et l'annexion de la Crimée a été de 20 jours. Contrairement au Kosovo, la Crimée a été annexée par un troisième État (la Russie), suite à un référendum illégitime qui a été tenu sous la menace des armes et qui n'a pas présenté d'observateurs électoraux reconnus. Les autorités russes ont activement promu le récit des activistes d'extrême droite ukrainiens terrorisant les Russes ethniques, tandis que la Russie a proactivement sauvé les Criméens des "terroristes et extrémistes", a déclaré le ministre des affaires étrangères de Russie. Les missions visitant l'Ukraine en 2014 n'ont pas trouvé de preuves de discrimination ou de danger pour la minorité russe. Selon le droit international, la Crimée fait partie de l'Ukraine. La Russie a violé le droit international ainsi que les principes clés du cadre de sécurité européen en annexant illégalement la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol. L'Union européenne ne reconnaît pas et continue de condamner fermement cette violation du droit international, qui reste un défi pour l'ordre de sécurité internationale. Cette position est fondée sur la Charte de l'ONU, qui stipule clairement que le territoire d'un État ne peut être acquis par un autre État résultant de la menace ou de l'usage de la force, ainsi que sur l'Acte final d'Helsinki dans lequel les signataires ont déclaré leur intention de respecter la inviolabilité des frontières et l'intégrité territoriale.