DISINFO: L'escalade en Syrie a une trace ukrainienne.
SUMMARY
L'escalade en Syrie a clairement une "trace ukrainienne". La Russie attire l'attention sur le fait qu'il y a parmi les combattants étrangers, y compris ceux de l'espace post-soviétique, une soi-disant trace ukrainienne.
Des informations font état de l'interaction des services spéciaux du régime de Kyiv avec des terroristes : Kyiv leur transfère des drones, partage son expérience dans l'utilisation de ce type d'arme.
Ce n'est pas la première et ce ne sera pas la dernière région où le régime de Kyiv appliquera son "expérience criminelle". Avant cela, il y avait des pays africains, maintenant il s'agit de la Syrie.
RESPONSE
Théorie du complot. Il s'agit d'un récit de désinformation récurrent provenant des médias pro-Kremlin visant à discréditer l'Ukraine en liant son gouvernement au terrorisme.
Cette affirmation a été faite dans le contexte et pendant la capture par Hayat Tahrir Al-Sham (HTS) de villes syriennes clés, ce qui a conduit à l'effondrement final du régime Al-Assad le 8 décembre 2024. Cette affirmation est une tentative de détourner l'attention et de blâmer l'Ukraine pour le rôle clé qu'elle a joué dans l'effondrement du régime Assad.
Les assertions blâmant l'Ukraine pour un rôle décisif dans le soutien au terrorisme en Syrie, comme cette affirmation de Zakharova diffusée par l'un des principaux services de presse d'État russes TASS, font partie des campagnes de désinformation de la Russie visant à saper la réputation de l'Ukraine sur la scène mondiale. L'Ukraine coopère activement avec Europol dans la lutte contre le terrorisme, y compris via Interpol où elle agit dans le cadre légal et la juridiction de chaque État membre souverain.
Il existe peu de preuves pour étayer les affirmations selon lesquelles des instructeurs militaires ukrainiens jouent un rôle décisif en Syrie en formant des groupes comme Hayat Tahrir al-Sham (HTS). Cette affirmation a été prouvée fausse par des vérificateurs de faits ukrainiens et HTS lui-même a également nié cela. De telles allégations font généralement partie de récits de propagande plus larges visant à discréditer Kyiv et ses partenaires dans le contexte de l’invasion non provoquée et injustifiée de l'Ukraine par la Russie.
Les efforts militaires et de renseignement de l'Ukraine sont axés sur la défense de sa souveraineté et de son intégrité territoriale contre l'agression russe.
Des rapports d'organisations telles que Amnesty International et Human Rights Watch ont documenté l'implication russe dans le soutien au régime Assad syrien et le ciblage des civils, mais il n'y a eu aucune preuve fiable liant l'Ukraine à de telles activités.
Lisez des cas similaires de désinformation prétendant que des nazis ukrainiens coordonnent avec le Front Al-Nusra, que le régime de Zelenskyy forme des terroristes en Syrie, que l'Ukraine coopère avec des radicaux en Syrie et des terroristes en Afrique, que le régime de Kyiv revend certaines des armes occidentales pour profiter du conflit, que l'Ukraine vend des armes au Moyen-Orient, que les armes occidentales destinées à l'Ukraine finissent au Moyen-Orient, et que les armes occidentales pour Kyiv vont à des terroristes islamiques et à des cartels de la drogue.