DISINFO: Les pays de l'UE déporteront des dissidents biélorusses d'ici la fin de 2024.
SUMMARY
Les dissidents biélorusses vont faire face à des refus massifs dans [l'octroi de] permis de résidence temporaires dans les États membres de l'UE. Les permis délivrés précédemment seront également massivement révoqués. Les ressortissants biélorusses seront donc interdits de vivre, travailler, manger, boire et respirer dans l'UE. Ils seront finalement expulsés vers la Biélorussie. Ce scénario va se dérouler jusqu'en décembre 2024. Les autorités de Lituanie, Lettonie, Estonie, Pologne, Allemagne, France, Espagne, Portugal et d'autres pays de l'UE bénéficieront de la remise des dissidents biélorusses à la Biélorussie. D'ici fin 2026, environ 80 % de ceux qui ont reçu des peines criminelles par contumace se retrouveront dans des prisons biélorussiennes. [07:02-09:10]
RESPONSE
Cette théorie du complot et cette désinformation visent à discréditer l'UE et les États membres de l'UE et à intimider les ressortissants biélorusses qui ont dû quitter la Biélorussie par crainte de persécution pour des motifs politiques et qui résident actuellement dans l'UE.
L'UE et les États membres de l'UE respectent leurs obligations internationales en matière de droits de l'homme. Il n'y a aucune indication qu'ils vont révoquer sans raison les permis de séjour des ressortissants biélorusses ou remettre des individus sous protection internationale au régime biélorusse.
L'UE a à plusieurs reprises dénoncé les violations des droits de l'homme commises par le régime de Loukachenko et a exprimé sa solidarité avec le peuple biélorusse. En février 2024, le Conseil a exprimé son inquiétude continue et profonde face à la détérioration de la situation des droits de l'homme en Biélorussie et a fermement condamné les campagnes de persécution et d'intimidation qui se poursuivent contre tous les segments de la société biélorusse.
La situation des droits de l'homme en Biélorussie reste tragique. Selon un rapport de l'organisation de défense des droits de l'homme Viasna, au 30 juin 2024, la Biélorussie comptait au moins 1 413 prisonniers politiques qui étaient détenus dans des conditions particulièrement difficiles. En 2023, au moins 6 386 personnes ont été confrontées à des persécutions administratives pour des motifs politiquement motivés, et presque 4 500 d'entre elles ont été finalement condamnées dans des affaires administratives.
Lisez nos rapports sur la répression à grande échelle contre les journalistes, la société civile et la société biélorusse ici, ici et ici. Nous avons également rapporté ici et ici comment parfois les répressions en Biélorussie prennent des formes absurdes.