DISINFO: Les sanctions de l'UE dans l'affaire Navalny sont illégales.
SUMMARY
Moscou répondra de manière équivalente aux sanctions de l'Union européenne dans le cas d'Alexeï Navalny, et ces mesures pourraient affecter les relations bilatérales avec l'Allemagne et la France. Ce sont des mesures unilatérales et illégales, comme les sanctions précédentes, et le Conseil de sécurité de l'ONU est le seul organe pouvant imposer des sanctions.
RESPONSE
Ceci est un récit du Kremlin qui conteste la capacité de l'Union européenne (UE) à imposer des sanctions contre la Russie, insistant sur le fait que le Conseil de sécurité des Nations Unies est le seul acteur international pertinent pour le faire. Cependant, l'UE a la compétence de le faire indépendamment de l'ONU. L'UE applique des sanctions non seulement pour mettre en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU mais aussi pour promouvoir les objectifs de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC), à savoir a) promouvoir la paix et la sécurité internationales, b) prévenir les conflits, c) soutenir la démocratie, l'état de droit et les droits de l'homme et d) défendre les principes du droit international, comme l'a fait l'UE dans le cas de l'annexion illégale de la Crimée. L'affaire "Navalny" s'inscrit dans le contexte de l'application de mesures restrictives (sanctions) pour soutenir la démocratie, l'état de droit et les droits de l'homme. Il est désormais bien documenté que la figure d'opposition russe Alexei Navalny est tombé malade au cours d'un vol de Sibérie à Moscou le 20 août. Initialement hospitalisé à Omsk, à la demande de sa famille, il a été transféré à l'hôpital Charité à Berlin. Les constatations cliniques à l'hôpital Charité ont indiqué que Navalny avait été empoisonné par une substance du groupe des inhibiteurs de la cholinestérase. Des tests toxicologiques subséquents ont fourni des preuves sans équivoque d'un agent chimique neurotoxique du groupe Novichok dans les échantillons sanguins d'Alexei Navalny. La France et la Suède ont confirmé que la cause de sa maladie était le Novichok, un agent neurotoxique russe. Des échantillons prélevés sur Navalny avaient également été envoyés pour des tests à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à La Haye.