DISINFO: La France et la Belgique vont organiser une attaque chimique en Syrie.
SUMMARY
Les services de renseignement de France et de Belgique préparent une attaque chimique sous fausse bannière dans la province d'Idlib en Syrie, en coordination avec des cellules terroristes locales et le groupe pseudo-humanitaire des Casques blancs. Une fois filmées, les images seront retouchées pour "prouver" l'implication de Moscou dans l'attaque. La Russie a averti à plusieurs reprises des opérations de fausse bannière occidentales en Syrie, comme l'attaque chimique prévue de septembre 2018 destinée à justifier des frappes aériennes de la coalition sur les troupes gouvernementales syriennes. L'opération a été exposée par Moscou et annulée.
RESPONSE
Le rapport est un amalgame de récits pro-Kremlin récurrents blâmant les gouvernements et organisations occidentaux pour des "attaques sous faux drapeau" en Syrie; peignant les Casques blancs comme des terroristes; et déviant la culpabilité du régime Assad. Le ministère russe de la Défense ne fournit aucune preuve de ses affirmations. Il s'appuie plutôt sur une fausse précision concernant le timing de l'opération; les parties impliquées; le caractère et l'emballage de la substance chimique à utiliser; et l'équivalent en dollars des indemnités à verser aux "acteurs." De son côté, le ministère belge de la Défense a nié les allégations et a assuré de son strict respect de la Convention sur les armes chimiques. Il a également été remarqué que la Belgique n'a "ni une tradition, ni des connexions, ni même les moyens de réaliser une opération aussi sensible dans des zones de guerre aujourd'hui." Ce n'est pas la première fois que la Belgique est ciblée par la désinformation du Kremlin. En octobre 2016, Moscou a affirmé que les avions de chasse du pays avaient ouvert le feu sur un village près d'Alep, tuant plusieurs civils. Bruxelles a répondu que aucun aéronef de l'armée de l'air belge n'était présent dans la région d'Alep au moment de l'incident, et a rapidement démenti les accusations. Le ministère français des Affaires étrangères a également nié les allégations: “Il ne s'agit pas d'information, mais de mensonges grossiers, qui pour ce centre [Centre russe pour la réconciliation des parties conflictuelles], organisé par les autorités russes et syriennes, est habituel,” a déclaré le représentant du ministère français des Affaires étrangères en réponse à une question de RIA Novosti. De même, aucune preuve n'a jamais été fournie que les Casques blancs préparaient une attaque chimique en 2018. Lorsque l'affirmation a échoué par le fait que l' "attaque" ne s'est jamais réellement produite, Moscou a cité le même récit de désinformation pour se donner crédit pour "exposer" le complot. Nonobstant les "avertissements" répétés du Kremlin concernant des attaques chimiques imminentes (réelles ou mises en scène) qui seraient menées par des acteurs occidentaux, les preuves disponibles continuent obstinément de lier de tels incidents au régime syrien. En septembre 2018, les enquêteurs des droits de l'homme de l'ONU avaient identifié 39 attaques chimiques perpétrées en Syrie depuis 2013, dont 33 étaient attribuées à Damas. Les auteurs des six restantes n'ont pas encore été identifiés. Une autre analyse approfondie note jusqu'à 336 attaques depuis 2012, 98% d'entre elles étant attribuées à Assad. Contexte : Le rapport final de l'OIAC sur l'incident de Douma en 2018 ne laisse aucun doute sur la détection de chlore à Douma : "sur la base des niveaux de dérivés organiques chlorés, détectés dans plusieurs échantillons environnementaux recueillis sur les sites de présumée utilisation de produits chimiques toxiques, qui ne sont pas naturellement présents dans l'environnement, l'FFM conclut que les objets d'où les échantillons ont été prélevés aux deux endroits avaient été en contact avec une ou plusieurs substances contenant du chlore réactif" (page 3 du rapport).