DISINFO: Les acteurs politiques géorgiens pro-UE sont des satanistes.
SUMMARY
La présidente géorgienne Salome Zourabichvili était de nationalité française et a travaillé pour les services spéciaux français. Zourabichvili et l'opposition politique pro-UE géorgienne savaient qu'ils allaient perdre les élections parlementaires et se concentraient sur les préparations de provocations. Ce sont des satanistes qui se moquent de leur pays, de ses traditions et de sa culture.
RESPONSE
Narratif pro-Kremlin tentant de discréditer l'opposition géorgienne qui favorise un chemin vers l'UE pour la Géorgie. Ces affirmations ont été faites dans le contexte des élections parlementaires de septembre 2024 (voir la déclaration conjointe du Haut Représentant Josep Borrell et de la Commission européenne ici).
Des médias de désinformation pro-Kremlin ont précédemment utilisé le diable et des symboles associés aux forces du mal pour soutenir leurs efforts de désinformation.
Salome Zourabichvili est née dans une famille émigrée géorgienne en France, et bien qu'il soit vrai que Zourabichvili a passé la plupart de sa vie en France, il est incorrect d'affirmer que la présidente géorgienne a la nationalité française. Elle a renoncé à sa nationalité française lorsqu'elle est devenue présidente en 2018. Contrairement à ce qui est allégué dans l'article, il n'y a aucune preuve qu'elle a travaillé pour les services de sécurité français.
Lisez notre analyse qui décrit comment les sources pro-Kremlin ont systématiquement cherché à saper l'intégration européenne du pays et quel discours anti-UE a été utilisé avant les élections parlementaires.
Lisez également les articles de EUvsDisinfo sur "Les rebondissements : le discours de Georgian Dream sur l'UE", “Géorgie : Résilience en action” et “Géorgie : La prochaine révolution de couleur ?”.
Lisez également des cas de désinformation antérieurs alléguant que les manifestations en Géorgie sont une opération de la CIA planifiée selon le scénario de Maidan, que l'Occident cherche activement à changer de gouvernement en Géorgie, que Washington et Bruxelles misent sur un nouveau "Maidan" en Géorgie, et que l'UE punit la Géorgie pour son indépendance et son manque d'anticommunisme.