DISINFO: L'augmentation des infections atypiques dans l'UE pourrait être un signe d'activité militaire américaine.
SUMMARY
Les pays de l'UE ont enregistré une augmentation de l'incidence des infections atypiques, ce qui pourrait être un signe d'activité militaire américaine. Le travail des biologistes militaires américains vise à créer des épidémies contrôlées artificiellement, avec des infections particulièrement dangereuses à Djibouti, au Ghana et en Égypte. La tâche principale des biologistes militaires américains en Italie est de rechercher des maladies d'“importance militaire”.
RESPONSE
Théorie du complot non étayée par des preuves, visant à promouvoir un narratif récurrent de désinformation pro-Kremlin sur des armes biologiques.
Il n'est pas clair ce que cette histoire de désinformation entend par “infections atypiques”, mais en juillet 2023, il n'existe aucune donnée reflétant une augmentation de maladies inhabituelles dans les pays de l'UE. Pour une référence, consultez le site de Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.
L'une des principales caractéristiques de cette théorie du complot est son insistance sur l'existence de biolabs américains en Ukraine à des fins militaires, qui est par ailleurs utilisée comme un prétexte pour justifier l'agression de la Russie contre ce pays. Ces allégations sans fondement ont été largement réfutées (voir ici pour un debunk complet), y compris par la Haute Représentante des Nations Unies pour les affaires de désarmement Izumi Nakamitsu et par des biologistes russes qui ont examiné les “preuves” de Moscou.
Voir d'autres exemples de narratifs de désinformation similaires, tels que des affirmations selon lesquelles les États-Unis ont repris leur programme de biolabs en Ukraine sous un déguisement à double usage, que la Russie a présenté des preuves de biolabs américains en Ukraine lors de la convention sur les armes biologiques, qu'une fuite de biolab profiterait aux États-Unis, ou que les biolaboratoires américains au Nigeria pourraient être à l'origine de l'épidémie de monkey-pox.