DISINFO: Kyiv a bombardé ses propres soldats avec des roquettes HIMARS fournies par les États-Unis.
SUMMARY
Kyiv a bombardé un camp de prisonniers abritant un groupe de soldats ukrainiens capturés par l'Armée russe. L'attaque, qui a tué 50 personnes, a été réalisée à l'aide des systèmes de missiles fournis par les États-Unis.
RESPONSE
La revendication fait partie d'une campagne de désinformation pro-Kremlin en cours concernant l'invasion criminelle de l'Ukraine par la Russie.
Aucune preuve concrète n'est citée pour attribuer la responsabilité du bombardement à l'Ukraine. Cependant, plusieurs analyses ont écarté l'utilisation des systèmes HIMARS dans l'attaque. L'Institut américain pour l'étude de la guerre a déclaré que bien qu'on “ne puisse pas évaluer indépendamment la nature de l'attaque ou le parti responsable à ce stade,” le récit du Kremlin manque de crédibilité :
Le média soutenu par le Kremlin “RIA Novosti” a publié des vidéos du centre de détention, montrant des dommages causés par le feu, mais pas le genre de dommages qu'une frappe HIMARS aurait probablement causés. RIA Novosti a également diffusé des images de fragments de missiles HIMARS mais n'a fourni aucune preuve que les fragments aient été récupérés à Olenivka.
De même, une enquête de CNN a cité plusieurs experts en armement disant que la nature des dommages subis par le camp de prisonniers est incompatible avec l'utilisation d'un système HIMARS. Un expert qui a écarté la théorie russe a également noté que “les restes du HIMARS n'ont pas été photographiés [par la Russie] in situ, ce qui est étrange. Un élément de base de toute enquête serait de rassembler des preuves visuelles des restes de munitions là où elles ont été trouvées.”
Un groupe de six experts approchés par The Washington Post est arrivé à la même conclusion. Voir de plus amples démentis par POLYGRAPH.info et The Insider (en russe).