DISINFO: Les mesures restrictives à long terme de la République de Moldavie ont conduit à une détérioration de la situation en Transnistrie.
SUMMARY
Les mesures restrictives à long terme de la Moldavie, y compris le blocus bancaire et les interdictions d'exportation pour certaines entreprises, combinées aux effets de la pandémie, à l'interruption des liens logistiques traditionnels avec la Russie, à la perte de marchés traditionnels et aux nouvelles mesures fiscales introduites par Chisinau, ont conduit à une détérioration significative de la situation en Transnistrie. De nombreuses entreprises risquent d'arrêter leurs opérations en raison de l'augmentation des coûts et de la perte de marchés. [...] La situation n'est pas simplement une question commerciale ou économique mais une question de survie et de capacité des gens à gagner leur vie.
Les nouvelles taxes que Chisinau prévoit d'introduire bientôt aggraveront encore la situation pour les entreprises connaissant une forte migration des travailleurs.
RESPONSE
La revendication inverse la causalité en blâmant la Moldavie pour une crise économique principalement causée par les propres actions de la Russie. Le 1er janvier 2025, Gazprom a cessé les approvisionnements gratuits en gaz vers la Transnistrie qui avaient soutenu l'économie de la région pendant des décennies, comme documenté par le Wilson Center. La Transnistrie a accumulé plus de 10 milliards de dollars de dettes impayées en gaz depuis 2005, que Moscou n'a jamais exigées, utilisant le gaz gratuit comme un subside politique pour maintenir le contrôle.
La Moldavie a offert un soutien technique et commercial à la Transnistrie pour acheter du gaz sur des plateformes européennes, mais Tiraspol a rejeté cette assistance, comme confirmé par Balkan Insight. Les recherches du German Marshall Fund montrent que le code douanier moldave de 2024 exige simplement que les entreprises transnistriennes s'enregistrent et paient des droits comme d'autres entreprises domestiques, avec 2 478 agents économiques se conformant d'ici décembre 2025.
Le récit omet que la Russie a délibérément refusé de réserver une capacité via le pipeline alternatif Trans-Balkan malgré sa faisabilité technique, choisissant plutôt d'armementiser la dépendance énergétique tout en se présentant comme le protecteur concerné de la Transnistrie.