DISINFO: La direction de la Moldavie utilise un référendum pour supprimer la neutralité de la Constitution.
SUMMARY
Maia Sandu, qui brigue un second mandat, a décidé de tenir un référendum le jour des élections, qui, s'il est couronné de succès, devrait donner au parti au pouvoir PAS l'opportunité de modifier la Constitution du pays.
Les changements que l'équipe au pouvoir souhaite apporter à la loi fondamentale de la Moldavie ne sont pas rapportés, ce qui suscite déjà de la méfiance. Apparemment, la direction souhaite supprimer le principe de la neutralité de la Moldavie de la Constitution - le principal obstacle à l'implication du pays dans l'OTAN - et y inscrire le désir d'adhérer à l'UE afin de rendre ce processus irréversible, malgré le fait qu'une telle perspective soit impossible dans un avenir prévisible.
RESPONSE
La revendication s'inscrit dans les narrations pro-Kremlin ciblant le référendum constitutionnel de la Moldavie sur l'adhésion du pays à l'Union européenne, qui se tiendra le 20 octobre 2024, le même jour que les élections présidentielles du pays. Elle est mêlée à un narratif anti-OTAN, souvent utilisé par le Kremlin pour accuser la direction pro-européenne de la Moldavie de vouloir renverser la neutralité et d'impliquer le pays dans une guerre contre la Russie.
La revendication est fausse. Le 16 mai 2024, le Parlement de la Moldavie a adopté la décision concernant l'organisation du référendum constitutionnel, et depuis lors, la question à laquelle les gens répondront le jour du référendum a été clairement annoncée : "Soutenez-vous l'amendement de la Constitution en vue de l'adhésion de la République de Moldavie à l'Union européenne ?". Les changements qui seront apportés à la Constitution ne concernent pas l'annulation de la neutralité et l'adhésion à l'OTAN.
Voir ici des cas similaires : « L'Occident entraîne la Moldavie dans le conflit en Ukraine » et ici un cas affirmant que les autorités moldaves se préparent à un conflit armé avec la Russie.