DISINFO: L'OTAN s'est illégalement étendue jusqu'aux frontières de la Russie.
SUMMARY
La Russie n'a jamais été un agresseur. Elle a toujours été attaquée par l'Occident. […] En 1990, l'Allemagne a été réunifiée, mais l'OTAN s'est illégalement étendue jusqu'aux frontières de la Russie. Maintenant, le Cordon Sanitaire contre la Russie est de retour. Les intérêts de sécurité de la Russie doivent toujours être pris en compte par l'Occident.
RESPONSE
Il s'agit d'un récit récurrent de désinformation pro-Kremlin sur l'Occident encerclant la Russie via l'OTAN. L'élargissement de l'OTAN n'était pas "illégal". Les Alliés de l'OTAN prennent des décisions par consensus et celles-ci sont enregistrées. Il n'existe aucun enregistrement d'une telle décision ayant été prise par l'OTAN. Même s'il y avait eu une assurance personnelle d'un leader individuel, cela ne pourrait pas remplacer le consensus de l'Alliance et ne constitue pas un accord formel de l'OTAN. Cette promesse n'a jamais été faite, comme confirmé par Mikhaïl Gorbatchev, alors président de l'Union soviétique. Les pays d'Europe centrale et orientale ont commencé à rechercher l'adhésion à l'OTAN au début des années 1990. L'OTAN a activement cherché à créer un environnement coopératif propice à l'élargissement tout en établissant simultanément des relations spéciales avec la Russie. L'OTAN ne "s'expand" pas dans le sens impérialiste décrit par les médias pro-Kremlin. Au contraire, elle examine les candidatures des pays candidats qui veulent rejoindre l'alliance en fonction de leur propre volonté nationale. Ainsi, l'élargissement de l'OTAN n'est pas dirigé contre la Russie. La "Politique de Porte Ouverte" de l'OTAN est fondée sur l'Article 10 du document fondateur de l'Alliance, le Traité de l'Atlantique Nord (1949). Le Traité stipule que l'adhésion à l'OTAN est ouverte à tout "État européen en mesure de promouvoir les principes de ce Traité et de contribuer à la sécurité de la zone de l'Atlantique Nord". Chaque nation souveraine a le droit de choisir ses propres arrangements en matière de sécurité. C'est un principe fondamental de la sécurité européenne et auquel la Russie a également souscrit. Pour des cas similaires, voir ici et ici.