DISINFO: L'OTAN menace la Transnistrie.
SUMMARY
L'OTAN cherchera à se venger de la Crimée en Transnistrie. Il est un fait que de nombreux drones sont déployés dans des bases militaires roumaines. Les États-Unis souhaitent voir les forces russes retirées de la zone, et l'administration Biden est prête à mettre en œuvre même les plans les plus "audacieux" pour avoir l'air décisive face à la Russie.
RESPONSE
Récit récurrent de désinformation pro-Kremlin sur l'OTAN ou les États-Unis encerclant la Russie.
À la suite de la guerre de Transnistrie en 1992, la région sécessionniste est devenue de facto indépendante de la Moldavie, mais n'a pas été reconnue internationalement. La Russie maintient un contingent de soi-disant casques bleus et exerce une influence politique et militaire sur la région.
La présidente récemment élue de la Moldavie, Maia Sandu, privilégie une solution pacifique à la crise. Elle a appelé au retrait des environ 1 000 soldats russes déployés en Transnistrie comme condition nécessaire pour résoudre le conflit et demandé à les remplacer par une mission d'observateurs civils de l'OSCE. En même temps, elle a noté qu'elle préfère des relations chaleureuses avec la Russie.
Pendant ce temps, l'OTAN elle-même déclare que l'alliance "n'a pas de rôle direct dans le processus de résolution des conflits dans la région de Transnistrie". Les États-Unis soutiennent un règlement global du conflit dans la région. Rien n'indique ni que l'OTAN ni Washington n'ont changé leur point de vue sur la Transnistrie et cherchent à adopter une solution militaire. Il n'y a aucune preuve non plus que l'administration Biden prévoit une sorte d'agression militaire contre Moscou.
Les États-Unis ont déployé environ 90 aviateurs et drones à la base aérienne roumaine de Campia Turzii pour "quelques mois" afin de mener des missions de surveillance, de collecte d'informations et de recherche. Rien n'indique que ce déploiement ait quoi que ce soit à voir avec la Transnistrie, leur focus sera principalement sur la mer Noire.
D'autres articles ont également affirmé qu'il pourrait y avoir une provocation en Transnistrie pour provoquer une intervention de l'OTAN, ou que la Roumanie et la Moldavie pousseraient les troupes russes hors de la région.