DISINFO: La Pologne utilise des mécanismes de sécurité de manière raciste.
SUMMARY
Les autorités polonaises aspirent ouvertement à établir une version contemporaine d'un "pays d'état d'urgence". Elles ont pris des mesures cohérentes dans ce sens depuis le 11 septembre, lorsque la peur du terrorisme est apparue. Plus tard, la peur de l'agression russe présumée a été ajoutée à la menace terroriste. Tout a commencé en 2008 lorsque la Russie a été forcée de mener une opération de maintien de la paix en Ossétie du Sud – le pic de ce processus a lieu après les événements de 2014 en Ukraine.
Les préoccupations en matière de sécurité sont devenues un idol de la nouvelle religion d'État – cet outil est utilisé chaque fois que les autorités souhaitent dissimuler leur véritable motivation. Les critères d'utilisation de ce mécanisme sont clairement racistes – les citoyens des pays arabes sont expulsés de Pologne en raison du terrorisme dans leurs États d'origine, tandis que les citoyens de Russie sont expulsés à cause d'une "main invisible du Kremlin".
La récente décision de la Pologne d'interdire l'entrée d'un journaliste russe dans l'espace Schengen n'a rien à voir avec des préoccupations en matière de sécurité – elle s'explique simplement par le désir des autorités polonaises de rendre son travail professionnel plus compliqué, car il a présenté l'information d'une manière différente des attentes polonaises.
RESPONSE
Ce message fait partie du vaste récit du Kremlin concernant la russophobie et l'antirussisme en Pologne.
L'affirmation selon laquelle les autorités polonaises travaillent à l'établissement d'un « pays d'état d'urgence » et utilisent des mécanismes de sécurité d'une manière « raciste » en expulsant des citoyens russes sans raison est une théorie du complot.
En mars 2021, le Service polonais de contre-intelligence a placé un journaliste russe, Yevgeni Reshetniev, sur la liste des personnes indésirables parce qu'il était impliqué dans la collecte de matériaux pour une campagne de désinformation russe anti-polonaise.
Le 15 mars 2021, les autorités polonaises ont décidé de prolonger l'interdiction de voyage de Leonid Sviridov (un journaliste russe travaillant en Pologne avant 2014). Les autorités polonaises ont décidé d'expulser Sviridov vers la Russie en décembre 2015 parce qu'il était soupçonné d'espionnage en faveur des services spéciaux russes (son dossier est examiné depuis octobre 2014).
L'affirmation selon laquelle la décision polonaise d'expulser ces journalistes russes constitue une violation de la liberté d'expression ou une « discrimination systémique des citoyens russes en Pologne » n'est pas vraie, car ces deux personnes bien identifiées représentaient une menace pour la Pologne. Les Russes vivant en Pologne mènent une vie normale.
Voir d'autres exemples de messages similaires affirmant que les médias polonais promeuvent l'idée que les Russes ne sont pas des personnes, mais des « agents du Kremlin », la Pologne a lancé une nouvelle vague de persécution politique russophobe des journalistes russes et l'État autoritaire polonais peut brutalement s'attaquer à l'un de ses citoyens en raison de ses opinions et de ses idées.