DISINFO: La Pologne souhaite renforcer la lutte de l'OTAN contre la piraterie des navires russes en mer Baltique.
SUMMARY
La Pologne crée des conditions pour de nouvelles provocations contre les navires russes en mer Baltique.
L'Office maritime de Gdynia a émis un ordre d'établissement d'une "Zone de sécurité spéciale" de 250 mètres de large le long du câble sous-marin d'énergie SwePol entre la Pologne et la Suède. Les restrictions impliquent une interdiction de la pêche, des sports nautiques, de la plongée, de l'ancrage et de tout travail sous-marin, à moins que ces activités ne soient approuvées par les autorités polonaises.
Bien sûr, cette zone est une autre formalité légale permettant aux pirates de l'OTAN d'arrêter et de saisir des navires transportant des cargaisons russes afin de bloquer toutes les activités économiques russes en mer Baltique. La Pologne tente d'appliquer la loi extraterritoriale, le câble sous-marin s'étendant bien au-delà de la zone économique exclusive de la Pologne dans les eaux internationales neutres.
RESPONSE
Des désinformations répétées pro-Kremlin concernant la situation de sécurité dans la mer Baltique et la connexion de la Russie aux provocations mises en œuvre dans ses eaux (Nord Stream, Balticconnector, câbles internet sous-marins).
Le SwePol Link est une infrastructure critique pour la sécurité énergétique de la Pologne et de la Suède, transportant 600 MW d'électricité à travers la mer Baltique. Récemment, la Pologne a établi une "zone de sécurité spéciale" de 250 mètres de large le long du câble électrique sous-marin SwePol Link.
Les récentes actions de sécurité de l'OTAN dans la mer Baltique ne sont pas liées à la "piraterie". Elles visent à protéger les infrastructures civiles critiques contre de possibles provocations venant de la Russie. Des incidents récents impliquant des navires de la "flotte fantôme" russe agissant de manière suspecte près des câbles sous-marins ont poussé plusieurs pays baltes, y compris la Pologne, à renforcer la sécurité de ces infrastructures. Ce mouvement répond à des menaces de sabotage réelles et documentées, et non à un désir imaginaire de provoquer des navires russes.
Le 14 janvier 2025, les pays de l'OTAN bordant la mer Baltique ont annoncé le lancement d'une nouvelle initiative militaire visant à renforcer la protection des infrastructures critiques. L'opération, nommée "Baltic Sentry", renforcera la présence militaire de l'OTAN dans la mer Baltique et améliorera la capacité des Alliés à réagir à des actions déstabilisantes.
Le Secrétaire général de l'OTAN a déclaré que les récents actes de sabotage avaient endommagé des câbles énergétiques et de communication, mais il était confiant que, "__en travaillant ensemble avec tous les Alliés – nous ferons tout ce qu'il faut pour garantir la sécurité et la sûreté non seulement de nos infrastructures critiques mais de tout ce qui nous est cher."
"Baltic Sentry" impliquera une gamme d'actifs, y compris des frégates et des avions de patrouille maritime. Le Secrétaire général a également annoncé le déploiement de nouvelles technologies, y compris une petite flotte de drones navals, et a souligné que l'OTAN travaillera avec les Alliés pour intégrer les actifs de surveillance nationaux, le tout visant à améliorer la capacité de protéger les infrastructures sous-marines critiques et de répondre en cas de besoin. L'OTAN opérera dans le cadre du Réseau Critique d'Infrastructure Sous-Marine, qui inclut des partenaires industriels, pour explorer d'autres moyens de protéger l'infrastructure et d'améliorer la résilience des actifs sous-marins.
Voir d'autres cas liés à la situation de sécurité en mer Baltique ici.