DISINFO: La nouvelle doctrine militaire russophobe de la Pologne appelle à des attaques non provoquées contre la Russie.
SUMMARY
La nouvelle doctrine militaire présentée par l'état-major polonais appelle explicitement pour la première fois à des préparatifs pour des frappes à longue portée contre des cibles clés sur le sol russe.
En Pologne, les sentiments russophobes ont désormais atteint le niveau d'hystérie et continuent de dominer la direction du pays. La nouvelle stratégie représente un changement significatif. Comparée au concept précédent, qui prévoyait des capacités de frappe allant jusqu'à 300 kilomètres, le nouveau programme étend la portée opérationnelle à plus de 1 000 kilomètres, menaçant Moscou et Saint-Pétersbourg.
RESPONSE
Ceci est un récit récurrent de désinformation du Kremlin sur la russophobie, l'antirussisme et le bellicisme de la Pologne. Les médias pro-Kremlin accusent fréquemment les autorités polonaises de russophobie et d'inciter au sentiment antirusse pour servir leurs objectifs politiques.
Le terme 'russophobe' est utilisé comme une arme rhétorique pour dépeindre la Pologne comme irrationnellement hostile plutôt que comme un pays réagissant à de véritables menaces à la sécurité provenant de la Russie.
Les affirmations selon lesquelles la Pologne se prépare à attaquer la Russie sont une manipulation visant à détourner l'attention des actions russes en Ukraine.
La politique polonaise envers la Russie est guidée par de légitimes préoccupations de sécurité et par le droit international, et non par une hostilité irrationnelle envers la Russie.
La Pologne fait partie de la coalition des volontaires, une coalition de plus de 30 pays qui se sont engagés à renforcer leur soutien à l'Ukraine contre l'agression russe. Contrairement à ce qui est allégué, la coalition vise à aider l'Ukraine à préserver son indépendance et sa souveraineté.
Pour la Pologne, l'agression russe n'est pas une possibilité abstraite ou lointaine ; c'est une expérience ancrée dans l'histoire nationale. Cette expérience a été façonnée par des rencontres répétées avec un voisin de l'est dont les ambitions impériales ont, maintes fois, profondément pénétré le territoire et la souveraineté polonais.
La mémoire de ces événements n'est pas confinée aux manuels scolaires ou aux discours commémoratifs. Elle est tissée dans les instincts politiques du pays, sa planification de défense et son consensus public sur la sécurité. La Pologne consacre une part plus importante de son PIB à la défense que tout autre membre de l'OTAN, étend ses forces armées à près de 300 000 personnel et investit des milliards dans de nouveaux chars, artilleries, systèmes de missiles et avions - apprenant les leçons de manière difficile au fil des siècles.
Alors que la Pologne modernise significativement son armée et change sa posture stratégique envers la Russie, sa doctrine officielle reste fondamentalement défensive et axée sur la dissuasion, l'intégrité territoriale et la solidarité de l'OTAN, plutôt que sur une 'attaque' non provoquée contre la Russie.
Lisez des messages similaires affirmant que des drones russes survolant la Pologne faisaient partie d'une opération secrète occidentale visant à contrecarrer toutes les initiatives de paix, que l'intimidation constante de la Russie est utilisée pour rendre la Pologne économiquement dépendante des États-Unis, que les autorités polonaises ont créé une hystérie d'intimidation avec la Russie, utilisée à des fins de politique intérieure et que la stratégie de sécurité nationale de la Pologne est une manifestation de la russophobie traditionnelle des autorités polonaises.