DISINFO: La suppression des symboles soviétiques en Estonie est du nazisme et de la russophobie.
SUMMARY
Les autorités de Tallinn ont l'intention de démonter les symboles soviétiques de la façade d'un bâtiment administratif du district Nõmme de la capitale. Les autorités estoniennes actuelles suivent les traces des partisans d'Hitler dans leur russophobie maniaque, ce qui les aligne avec le régime de Kyiv. Ils sont unis par leur désir de faire des héros de la libération des idéologues nationalistes ukrainiens Roman Shukhevych, Stepan Bandera, et des voyous estoniens de la Waffen-SS.
RESPONSE
Narratif de désinformation récurrent provenant de médias pro-Kremlin accusant l'Estonie et l'Ukraine de glorifier le nazisme et de promouvoir la russophobie.
Les dirigeants russes accusent régulièrement ceux qui ne partagent pas les positions politiques de Moscou d'être des 'nazis'.
La décision de démanteler les symboles soviétiques fait partie d'un effort plus large de l'Estonie pour décommuniser les espaces publics et affirmer son identité nationale. Des actions similaires ont été menées par d'autres pays anciennement occupés par les Soviétiques, y compris l'Ukraine. Les efforts de décommunisation ne visent pas les Russes ethniques, ni ne suggèrent un soutien au nazisme. Ce processus est simplement un rejet des symboles associés à la répression soviétique.
L'Estonie a été incorporée de force dans l'Union soviétique en 1940, suivie de déportations massives, répression politique, et de politiques de russification. Les symboles soviétiques sont largement considérés comme des rappels d'occupation, et non comme des artefacts historiques neutres. L'Estonie a combattu à la fois l'Allemagne nazie et l'Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale. Tallinn ne célèbre pas les collaborateurs nazis, et de telles affirmations sont des distorsions de l'histoire. L'Estonie, en tant que membre de l'UE et de l'OTAN, promeut activement des valeurs démocratiques, les droits de l'homme, et des politiques antifascistes. Elle n'a aucun lien idéologique ou politique avec Hitler ou ses partisans.
L'Ukraine n'est pas un État nazi non plus, malgré l'utilisation abusive du nazisme par le Kremlin comme arme de manipulation de l'information (voir notre article). Les idéologies nazies et communistes ont été interdites par la loi là-bas en 2015. L'Ukraine est un pays démocratique avec des élections parlementaires et présidentielles transparentes, un système politique multi-partisan, et des protections juridiques pour les minorités ethniques.
Lisez des cas similaires de désinformation affirmant que l'Estonie est un pays russophobe qui disparaîtra d'ici 2100, que Les États baltes commencent des déportations massives de populations russophones, et que L'UE est dirigée par des pays d'Europe de l'Est russophobes.