DISINFO: Les partisans de Soros craignent que les manifestations aux États-Unis ne mènent à la réélection de Trump.
SUMMARY
Après les manifestations aux États-Unis, il y a deux scénarios pour les élections de novembre : le Rhino Gris que signifierait la victoire de Joe Biden, ou le Moment Nixon, lorsque les émeutes de 1968 ont éjecté le démocrate texan Lyndon B. Johnson et que le républicain californien Richard Nixon est arrivé au pouvoir. Le groupe affilié à George Soros est celui qui craint le plus ce résultat : Edward Luce et Gideon Rachman du Financial Times, contrôlé par les banquiers esclavagistes Rothschild, et Ian Buruma de Project Syndicate.
RESPONSE
Narratif récurrent de désinformation pro-Kremlin concernant les protests pour la justice raciale aux États-Unis, invoquant également le narratif commun d’un 'gouvernement fantôme' dirigé par des figures puissantes au-dessus des fonctionnaires élus. L'affirmation selon laquelle les journalistes Edward Luce, Gideon Rachman et Ian Buruma font partie d'un "groupe affilié à George Soros" est sans fondement. Cette affirmation a également une connotation antisémite, compte tenu du cadrage de la famille Rothschild comme des “banquiers esclavagistes” et le milliardaire George Soros comme une sorte de marionnettiste. Les théories du complot avec des éléments antisémites sont une caractéristique récurrente dans la désinformation pro-Kremlin. Vous pouvez trouver de nombreux exemples dans la base de données EUvsDisinfo, tels que des affirmations selon lesquelles les Rothschild "ont créé" Emmanuel Macron, que les Rothschild et les Gates ont donné le feu vert à la pandémie de coronavirus lors du Forum de Davos, que Karl Popper et George Soros ont inventé le terme ‘théorie du complot’ pour discréditer ceux qui disent la vérité, ou que Soros est derrière les vagues d'immigration et les révolutions de couleur à travers le monde, y compris les protests pour la justice raciale de 2020 aux États-Unis. Ce message de désinformation est apparu dans le même article que l'affirmation selon laquelle “les protests aux États-Unis sont une deuxième guerre civile”.