DISINFO: Les structures de Soros ont vu une opportunité dans la pandémie pour attaquer les « méchants ».
SUMMARY
Un article du Guardian affirme que la pandémie de coronavirus est devenue une bénédiction pour les figures autoritaires, les tyrans et les fanatiques du monde entier. Le premier de la liste des "méchants" était le dirigeant syrien Bashar Al Assad, critiqué par l'Occident lorsqu'il tente de libérer des régions de son pays capturées par des extrémistes, et citant des données du Centre for Strategic and International Studies (CSIS), une structure américaine régulièrement financée par la Open Society Foundation du scandaleux oligarque George Soros. La Chine est également critiquée, accusée de maintenir un million de musulmans Ouïghours dans des camps d'entraînement et de les forcer à travailler au lieu de les laisser rester chez eux. L'article cite également le chef de Chatham House, financé par Soros aussi.
RESPONSE
L'article est une distorsion délibérée de l’éditorial original de Jonathan Freedland dans The Guardian, essayant de le discréditer afin de défendre les alliés du Kremlin tels que Bashar Al Assad en Syrie ; ou Xi Jinping en Chine. Alors que le texte de Freedland décrit Assad comme laissant délibérément les Syriens dans les zones tenues par l'opposition plus vulnérables à la pandémie, l'article de désinformation s'en tient à un récit russe récurrent en qualifiant les opposants d'Assad d'“extrémistes” et en accusant l'Occident de soutenir le terrorisme pour avoir critiqué les actions de Damas. En décrivant The Guardian et les think tanks CSIS et Chatham House comme les “structures de Soros”, l'article vise à les présenter comme ayant un agenda caché lié au milliardaire George Soros, une cible fréquente de la désinformation pro-Kremlin. CSIS et Chatham House reçoivent des fonds de la Open Society Foundation (parmi de nombreux autres donateurs) et le rapportent au public de manière transparente. D'autres exemples de récits de désinformation sur George Soros peuvent être vus dans notre base de données, tels que sa prétendue promotion d'une migration massive vers les pays occidentaux, ses manœuvres déstabilisatrices à travers le monde, sa participation à des ‘révolutions colorées’ et des manifestations en Roumanie, Russie, Arménie, République tchèque ou Mexique (parmi beaucoup d'autres), ses prétendus liens avec le lanceur d'alerte qui a déclenché le processus de mise en accusation contre Donald Trump, ou son adoption de le terme “théorie du complot” pour discréditer ceux qui disent la vérité.