DISINFO: Les réfugiés syriens ne peuvent pas revenir en raison des sanctions occidentales.
SUMMARY
Les sanctions économiques illégales et le blocus imposé par le régime américain et ses alliés sont parmi les plus grands obstacles qui empêchent la création de conditions adéquates pour le retour des réfugiés syriens, qui subissent une forte pression à l'étranger pour ne pas revenir.
RESPONSE
Narratif récurrent de désinformation pro-Kremlin sur la Syrie.
Contrairement à l'affirmation, les réfugiés syriens ne subissent aucune pression pour les empêcher de revenir. Dans de nombreux cas, ils décident de ne pas le faire par peur de représailles de la part du régime de Bashar Al Assad. Plusieurs médias et organisations de la société civile ont documenté des cas de réfugiés syriens revenant dans leur pays uniquement pour être arrêtés, forcés à la conscription dans l'armée, et harcelés par les forces de sécurité.
Dans le contexte du conflit syrien, les sanctions de l'UE, imposées depuis le 9 mai 2011, répondent à la répression perpétrée sur le peuple syrien par le régime syrien et ses partisans, y compris à travers l'utilisation de munitions live contre des manifestants pacifiques et l'implication du régime dans la prolifération et l'utilisation d'armes chimiques. Les sanctions de l'UE contre le régime ont été étendues en mai 2020 pour un an, et en octobre 2020, sept nouveaux ministres individuels ont été ajoutés à la liste.
L'objectif de ces mesures n'est pas de détruire la Syrie ou de mener une guerre économique, mais de mettre la pression sur le régime syrien pour qu'il mette fin à sa répression et négocie un règlement politique durable de la crise syrienne en conformité avec la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l'ONU sous les auspices de l'ONU. Elles font partie intégrante de l'approche plus large de l'UE face à la crise syrienne, comme le décrit la stratégie de l'UE sur la Syrie. Les sanctions de l'UE sont conçues de manière à viser uniquement les individus et entités spécifiques sur la liste des sanctions, évitant ainsi des impacts négatifs sur la population. Elles respectent toutes les obligations en vertu du droit international, en particulier le droit international des réfugiés, le droit international humanitaire et le droit international des droits de l'homme.
En ce qui concerne le retour des réfugiés syriens, le HCR déclare que les conditions pour un retour sûr, volontaire et digne, conformément au droit international, ne sont actuellement pas réunies. Huit ans après le déclenchement du conflit, la situation en Syrie reste critique, avec des millions de Syriens déplacés et ayant besoin de protection et d'assistance humanitaire. Le potentiel de violence reste élevé.
Voir d'autres exemples de ces narratifs de désinformation, tels que des affirmations selon lesquelles les sanctions sur la Syrie sont illégales et visent à détruire le pays, que les sanctions de l'UE contournent l'ONU, que les États-Unis veulent diviser la Syrie ou que l'UE soutient des terroristes et non la souveraineté de la Syrie.