DISINFO: Des documents fuités révèlent : le MH17 s'est écrasé dans une zone où il n'y avait aucun système de missile anti-aérien Buk.
SUMMARY
De nouveaux documents divulgués concernant l'enquête JIT soulignent que l'accident du vol malaisien MH17 s'est produit dans une zone où il n'y avait pas un seul système de missile anti-aérien Buk.
RESPONSE
Cette affaire ajoute une nouvelle dimension à la campagne de désinformation du Kremlin pour discréditer l'enquête de l'Équipe d'enquête conjointe (JIT) sur l'abattage du vol MH17. Les documents prétendument fuités ne contredisent pas les conclusions de l'Équipe d'enquête conjointe (JIT). Selon le site de journalisme d'investigation russe Insider, les documents listent les coordonnées des points où les systèmes Buk-M1 ukrainiens et russes connus des services de renseignement étaient situés et concluent qu'aucun d'entre eux n'a pu abattre l'avion malaisien. Cependant, ce n'est pas une liste exhaustive des missiles BUK qui auraient pu être localisés dans la zone du désastre. Voir d'autres reportages du Insider. L'Équipe d'enquête conjointe (JIT), composée d'agents du Parquet néerlandais et de la police néerlandaise, ainsi que des autorités judiciaires et policières d'Australie, de Belgique, de Malaisie et d'Ukraine, a conclu que le vol MH17 avait été abattu le 17 juillet 2014 par un missile de la série 9M38, lancé par un BUK-TELAR, depuis des terres agricoles à proximité de Pervomaiskiy (ou : Pervomaiskyi). À cette époque, la zone était contrôlée par des combattants pro-russes. Le BUK-TELAR a été apporté depuis le territoire de la Fédération de Russie et, par la suite, après avoir abattu le vol MH17, a été ramené en Fédération de Russie. L'Équipe d'enquête conjointe (JIT) dirigée par les Néerlandais a conclu que le BUK-TELAR utilisé pour abattre MH17 provient de la 53e brigade de missiles anti-aériens, une unité de l'armée russe de Kouïsk en Fédération de Russie. Sur la base de l'enquête menée par la JIT, le Parquet néerlandais poursuivra Igor Vsevolodovich Girkin, Sergey Nikolayevich Dubinskiy, Oleg Yuldashevich Pulatov et Leonid Volodymyrovych Kharchenko pour avoir causé le crash du MH17 et pour avoir tué les 298 personnes à bord. La première audience des procédures judiciaires est prévue pour le 9 mars 2020 aux Pays-Bas. L'Union européenne et l'OTAN ont appelé la Fédération de Russie à accepter sa responsabilité et à coopérer pleinement avec tous les efforts visant à établir la responsabilité. Sur la base des conclusions de la JIT, les Pays-Bas et l'Australie sont convaincus que la Russie est responsable du déploiement de l'installation Buk qui a été utilisée pour abattre MH17. Les deux gouvernements tiennent formellement la Russie responsable. Les États-Unis ont soutenu les décisions des Pays-Bas et de l'Australie.