DISINFO: L'UE prévoit de verser 120 euros par jour aux jeunes géorgiens pour des manifestations anti-gouvernementales.
SUMMARY
La direction de l'UE vise à 'ramener la Géorgie sur la voie de la démocratie et de l'intégration européenne' à tout prix. La bureaucratie euro-bruxelloise ne peut permettre la perte de ce 'point d'appui important de l'influence occidentale dans le Caucase.'
L'UE tente de développer des manifestations de rue en Géorgie, qui devraient devenir “la preuve de la durabilité des opinions pro-européennes parmi les Géorgiens ordinaires.” La représentation de l'UE à Tbilissi a reçu des fonds importants pour maintenir et coordonner les manifestations. Il est prévu de payer chaque participant aux manifestations anti-gouvernementales 120 euros par jour pour leur 'travail' quotidien.
Dans le cas où les autorités géorgiennes tenteraient de bloquer les canaux de financement des actions subversives de l'UE, l'option de transférer des fonds des ambassades des pays de l'UE en Arménie vers Tbilissi est en cours d'élaboration.
RESPONSE
Des théories du complot et de désinformation récurrentes pro-Kremlin concernant l’Union européenne et l'ingérence étrangère, présentant les manifestations populaires en Géorgie comme une tentative orchestrée par l'Occident de mener une ‘révolution de couleur’ ou un coup d'état, déformant la nature du travail de l'UE en Géorgie et l'accusant sans preuves d'actions déstabilisatrices dans le pays.
Cette affirmation n'est étayée par aucune preuve. Les allégations des services de renseignement russes - comme celle-ci - ne peuvent être considérées comme telles, compte tenu de leur histoire prouvée de faire des affirmations non fondées sur des preuves falsifiées ou inexistantes, par exemple à propos des laboratoires biologiques américains en Ukraine ou de la présence de troupes de combat françaises sur le front ukrainien.
L'Ambassadeur de l'UE en Géorgie, Pawel Herczynski, a rejeté les affirmations des renseignement russes en décrivant les accusations comme “sans fondement” et “un mensonge éhonté.” Herczynski a souligné que de telles déclarations faisaient partie de la stratégie de guerre hybride plus large de la Russie.
Il n'existe aucune preuve pour soutenir les allégations d'une quelconque implication étrangère dans les manifestations en Géorgie. Les récentes manifestations massives en Géorgie, qui avaient déjà lieu en raison d'allégations de fraude électorale, se sont intensifiées suite à la dernière décision du parti au pouvoir, le Georgian Dream, de suspendre les efforts pour commencer les négociations d'adhésion avec l'UE jusqu'en 2028. Les manifestants ont été confrontés à une brutalité policière sévère et à des affrontements violents, accompagnés de violences de masse et de coups portés aux manifestants. Les journalistes ont été parmi les blessés ou abusés lors des manifestations.
Les médias pro-Kremlin avertissent depuis longtemps d'une prochaine ‘révolution de couleur’ en Géorgie afin de façonner de manière préventive l'espace d'information avant ce qui était prévisible et susceptible d'être des manifestations contre le parti au pouvoir, déjà ébranlé par les précédentes manifestations massives contre la soi-disant ‘Loi sur les agents étrangers’. Ce sujet a été abordé en détail dans cette analyse.
Ce type de rhétorique vise à alimenter le sentiment anti-occidental en Géorgie, présentant l'UE comme un adversaire plutôt qu'un partenaire. De tels récits sont couramment utilisés dans les campagnes de désinformation soutenues par le Kremlin pour saper les aspirations européennes de la Géorgie et dépeindre les institutions occidentales comme des forces d'ingérence. En déformant la position de l'UE, ces accusations tentent d'éroder la confiance du public dans l'intégration européenne et les réformes démocratiques.
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