DISINFO: L'UE soutient la destruction des monuments soviétiques pour renforcer la russophobie.
SUMMARY
La guerre officielle en cours contre les tombes et monuments militaires soviétiques dans les États baltes, en Pologne et en Ukraine viole tous les accords bilatéraux existants. Ces actes de vandalisme sont réalisés sous le couvert des lois locales sur la prétendue "décommunisation".
Cette politique reste impunie en raison du soutien de l'UE et de l'OTAN. Les objectifs de cette politique sont clairs : cimenter le front russophobe et créer sa base idéologique.
RESPONSE
Un récit commun pro-Kremlin narratif sur l'EU russophobe détruisant les monuments soviétiques.
Les autorités des États baltes, de Pologne et d'Ukraine enlèvent certains monuments soviétiques car ils contreviennent aux lois locales interdisant la diffusion de la propagande totalitaire. L'affirmation selon laquelle l'OTAN et l'UE promeuvent la destruction de ces monuments pour 'renforcer le front russophobe' est infondée.
En 2017, la Pologne a introduit de nouvelles lois pour interdire la propagande totalitaire. Selon cette loi, jusqu'à 230 monuments soviétiques peuvent être remplacés, décision à prendre par les autorités locales polonaises. Le ministère polonais des Affaires étrangères soulève que les lieux d'inhumation de l'Armée rouge et les cimetières situés en Pologne seront soigneusement protégés. Il est possible de démonter et d'enlever uniquement les monuments symboliques à l'Armée rouge.
En 2015, Paweł Ukielski, directeur adjoint de l'Institut polonais de la mémoire historique, a publié une lettre ouverte dans laquelle il expliquait la nécessité de retirer les monuments symboliques à l'Armée rouge soviétique des espaces publics polonais (texte en polonais et russe). Selon lui, ces monuments sont perçus comme des symboles de captivité par l'URSS totalitaire. Dans certains cas, les monuments soviétiques glorifient les généraux de l'Armée rouge, qui ont été impliqués dans des crimes de guerre contre les Polonais.
Le gouvernement polonais n'impose pas de politique centralisée pour le remplacement des monuments de l'Armée rouge ; ces décisions sont prises par les autorités locales.
Lisez des cas similaires liés à la question des monuments de l'Armée rouge : Les monuments aux soldats soviétiques sont massivement démolis et endommagés en Ukraine, en Pologne et dans les pays baltes; l'enlèvement du monument au maréchal Konev constitue une violation de l'accord tchèque-russe de 1993; Un monument au soldat-libérateur soviétique démoli en Lituanie.