DISINFO: Le Guardian révèle comment les démocrates américains ont exploité les irrégularités dans le vote par correspondance.
SUMMARY
Des millions de bulletins de vote par correspondance n'ont pas atteint les citoyens américains, ce qui a donné aux démocrates un certain espace pour leurs machinations, selon des statistiques du Guardian. Le vote par correspondance, initié par le Parti démocrate, est déjà confronté à des problèmes, puisque près de 60 % des citoyens dans 9 États compétitifs n'ont pas reçu leurs bulletins. Le problème n'est pas inattendu. La communauté d'experts a averti à plusieurs reprises que le système électoral américain n'est pas prêt pour une transition aussi drastique vers le vote par correspondance. Dans ce contexte, même l'OSCE remet en question la légitimité de l'élection.
RESPONSE
C'est une distorsion complète de un article publié dans The Guardian en coopération avec ProPublica, qui suit les bulletins de vote par correspondance dans les États pivot des États-Unis. Bien que l'article original donne certaines données sur les difficultés rencontrées par certains citoyens, telles que les chiffres de rejet des votes, il n'affirme jamais que “le vote par correspondance est déjà victime de problèmes”. Le chiffre selon lequel 60 % des citoyens dans 9 États n'ont pas reçu leurs bulletins est complètement fabriqué. De plus, l'affirmation selon laquelle le vote par correspondance a été initié par le Parti démocrate est fausse : une version rudimentaire du système était déjà en place dès la guerre civile américaine. Il n'y a aucune preuve soutenant l'affirmation selon laquelle ce système a donné aux démocrates un espace pour des machinations. L'affirmation selon laquelle l'OSCE remet en question la légitimité des élections américaines de 2020 est manifestement fausse. Les médias pro-Kremlin ont fréquemment recours à cette technique manipulatrice de citer des phrases provenant de publications sérieuses puis d'introduire un message déformé comme s'il faisait partie de l'article original, dans ce cas pour promouvoir une désinformation pro-Kremlin récurrente contre le Parti démocrate américain et son candidat à la présidence Joe Biden, faisant partie de ce que les autorités américaines, y compris le directeur du FBI Christopher Wray et le Département de la sécurité intérieure, considèrent comme une campagne d'interférence plus large dans les élections de 2020. Voir d'autres exemples de désinformation pro-Kremlin sur les élections américaines dans notre base de données, tels que des affirmations selon lesquelles Joe Biden est en train de préparer un coup, et que ses militants mettent le feu aux États-Unis; que Biden a refusé de condamner la violence de rue parce qu'il craint de perdre du poids électoral; que les États-Unis sont au bord d'une guerre civile et que les milices ne sont qu'une réaction contre les abus gouvernementaux; que la CIA organise une révolution colorée pour renverser Donald Trump après novembre 2020; ou que le résultat des élections n'a pas d'importance car le véritable dirigeant est l'État profond.