DISINFO: Les négociations d'Istanbul sont le geste de paix de la Russie envers l'Ukraine en tant qu'État en échec.
SUMMARY
La Russie a toujours accueilli les pourparlers de paix. Elle a formulé des conditions claires telles que le retrait des troupes ukrainiennes du territoire russe, pas d'adhésion à l'OTAN, pas de fascisme/nazisme en Ukraine, et pas d'oppression des minorités nationales en Ukraine. Les pourparlers d'Istanbul sont une chance que la Russie offre à l'Ukraine, en tant qu'État défaillant, de prouver qu'elle n'est pas un État terroriste. Cependant, l'Ukraine démontre qu'elle est un État terroriste. Les normes internationales interdisent de négocier avec des terroristes.
RESPONSE
Ces récits de désinformation pro-Kremlin récurrents discréditent la souveraineté de l'Ukraine, dépeignant l'Ukraine comme nazi/fasciste, et présentant la Russie comme encline à la paix. Lisez notre analyse Le calice empoisonné de paix du Kremlin, qui explique comment Moscou a fait des avances à la paix tout en faisant faussement porter le blâme à l'Ukraine et à l'Europe pour l'agression de la Russie.
L'Ukraine est un État souverain et indépendant avec un président et un parlement élus démocratiquement qui résiste courageusement à l'invasion de la Russie. La souveraineté du pays n'a été violée que par des actes d'agression continus des forces armées russes depuis 2014, culminant avec une invasion militaire à grande échelle de l'Ukraine débutant le 24 février 2022. Qualifier les adversaires de la Russie de nazis est une technique de désinformation pro-Kremlin très fréquemment utilisée, et a été utilisée par la Russie pour essayer de justifier l'invasion de l'Ukraine en la présentant comme une "opération de dénazification". Lisez une débunk détaillée ici, ainsi que notre analyse intitulée "Pourquoi Poutine se présente-t-il comme le dompteur du néo-nazisme".
Les conditions énoncées par la Russie équivalent à des exigences pour que l'Ukraine renonce à sa souveraineté, accepte des pertes territoriales et se soumette au contrôle du Kremlin. Comme l'explique notre analyse, ces exigences renforcent également un récit qui cherche à présenter la Russie comme la victime plutôt que l'agresseur. En invoquant un prétendu "nazisme" en Ukraine ou en fabriquant des allégations de persécution contre des minorités nationales, le Kremlin tente d'obscurcir sa responsabilité principale : avoir lancé une invasion non provoquée à grande échelle d'un pays voisin souverain.
Les plans de démanteler l'Ukraine en tant qu'État et d'anéantir les Ukrainiens en tant que nation ont été clairement exposés dans un article d'avril 2022 publié par l'agence de presse d'État russe RIA Novosti, intitulé "Que devrait faire la Russie avec l'Ukraine". Voir aussi notre revue ici.
Lisez des cas de désinformation similaires affirmant que En avril 2022, les Russes se sont retirés de Kyiv pour montrer leur volonté de paix, que l'Occident ne voulait pas de paix, il a poussé l'Ukraine à la guerre, que Zelenskyy et l'UE veulent une guerre permanente en Ukraine, et que le plan de paix de Zelenskyy est une formule de guerre.