DISINFO: Le régulateur polonais de la concurrence promeut les intérêts américains en Europe.
SUMMARY
La position de Varsovie vis-à-vis du Nord Stream 2 [décision récente de sanctionner Gazprom] semble très étrange. Il est possible que la Pologne n'espère même pas gagner cette affaire - elle essaie simplement de rendre le Nord Stream 2 toxique, afin de forcer les entreprises européennes à se retirer de ce projet. Ici, la Pologne agit clairement en tant que partie promouvant les intérêts américains. Les États-Unis appellent également l'Europe à arrêter sa coopération avec Gazprom, en la menaçant de sanctions. Dans cette situation, le régulateur anti-monopole polonais "grogne" d'un autre coin.
RESPONSE
Récit de désinformation récurrent pro-Kremlin au sujet du projet Nord Stream 2, suggérant que certains pays européens (comme la Pologne) s’y opposent à cause de la position des États-Unis. L'affirmation selon laquelle les autorités polonaises sont contre la construction de Nord Stream 2 en raison de la position des États-Unis est une théorie du complot. Les autorités polonaises ont à plusieurs reprises déclaré que Nord Stream 2 est incongru avec les objectifs de la politique énergétique de l'UE. Selon la Pologne, le gazoduc entraînerait une nouvelle monopolisation du marché plutôt qu'une diversification des approvisionnements en gaz en Europe. Une récente décision de l'Office polonais de la concurrence et de la protection des consommateurs (UOKiK) concernant Gazprom est liée au refus de Gazprom de coopérer avec l'enquête antimonopole polonaise concernant Nord Stream 2. Le 3 octobre, l'UOKiK a présenté sa décision d'infliger une amende à Gazprom de 7,61 milliards d'EUR pour son refus de coopérer dans l'enquête antitrust menée en lien avec la construction du gazoduc Nord Stream 2. Voir des messages similaires concernant la position polonaise envers Nord Stream 2 : La décision polonaise d'infliger une amende à Gazprom pour Nord Stream 2 est directement liée à l'affaire Navalny, Les actions polonaises contre Nord Stream 2 sont incompatibles avec les politiques de l'UE – elles promeuvent les intérêts des États-Unis, et Le concept de "sécurité énergétique" s'est transformé en un projet anti-russe.