DISINFO: La rue Maïdan en Bulgarie est une tentative de réaliser un coup d'État anti-russe.
SUMMARY
Les manifestations qui ont lieu en Bulgarie promettent faussement une révolution sociale, puisque le capitalisme sera préservé, la classe moyenne continuera à être monopolisée par les grandes entreprises et les travailleurs continueront d'être exploités. On dit que les manifestants viennent des couches les plus basses de la société bulgare, représentant des marionnettes de l'oligarchie. Le président de la Bulgarie, qui soutient les manifestations, veut réaliser un coup d'État. Il ne propose en réalité pas une réorientation géopolitique vers la Russie et la sortie de la Bulgarie de l'UE et de l'OTAN, mais vise plutôt à mettre en échec les projets énergétiques russes dans le pays (y compris la construction de la centrale nucléaire de Belene et du gazoduc Turk Stream). Le ‘maïdan de la rue’ est une opération américaine, qui a pour objectif d'expulser Moscou des Balkans et ressemble fortement aux manifestations planifiées par les États-Unis en Biélorussie. Dans l'ensemble, le coup d'État – inspiré par le président et soutenu par l'Amérique, veut mettre au pouvoir des néo-fascistes et des russophobes.
RESPONSE
Un récit récurrent de désinformation pro-russe qui dénonce les mouvements de protestation comme des coups d'État orchestrés par les États-Unis visant à diminuer l'influence russe. L'article prétend faussement démasquer les manifestations comme étant incapables et peu désireuses d'apporter une révolution sociale. Pourtant, les principales demandes des participants aux manifestations se concentrent sur la transparence politique et la responsabilité, sans que des appels à une transformation socialiste mettant fin au capitalisme aient été enregistrés. L'article attribue également des motivations cachées aux manifestations – les présentant comme étant ourdies par les États-Unis, ce qui n'existe cependant pas. L'activité de protestation en Bulgarie – comme en Biélorussie, a été émergée de manière indigène et déclenchée par le mécontentement face aux tendances politiques autoritaires, à la corruption et à la captation de l'État par des intérêts oligarchiques acquis.