DISINFO: L'Occident mène une guerre hybride visant à saper le rôle et l'influence de la Russie en Eurasie.
SUMMARY
Les pays de la CEI connaissent une vague de russophobie. Les tensions interethniques prennent parfois des proportions catastrophiques, entraînant des affrontements, des pogroms et des guerres à grande échelle. La sphère des relations interethniques est la méthode la plus pratique pour déstabiliser une société. L'image d'un grand pogrom anti-russe en Asie centrale est en train d'émerger.
L'Occident mène une guerre hybride visant à saper le rôle et l'influence de la Russie en Eurasie en favorisant l'escalade des tensions interethniques et de la russophobie.
Ce scénario a déjà eu lieu en Ukraine, dans les États baltes et en Moldavie.
RESPONSE
Cet article répète un récit, de plus en plus diffusé par des médias pro-Kremlin, affirmant que l'Occident mène une guerre hybride contre la Russie. Ce récit s'inscrit dans le thème de désinformation plus large concernant l'agenda présumé belliqueux et hostile de l'Occident contre la Russie, ainsi que sur ses prétendus plans de déstabiliser et d'encercler la Russie.
Le message de l'article est également cohérent avec le récit récurrent de désinformation pro-Kremlin au sujet de la Russophobie, ainsi qu'avec le récit affirmant que l'Occident promeut des révolutions de couleur violentes pour provoquer un changement de régime dans les pays post-soviétiques et à travers le monde.
Il n'existe aucune preuve factuelle pour soutenir l'affirmation de l'article selon laquelle l'Occident mène une guerre hybride pour saper l'influence russe dans les États post-soviétiques en alimentant des conflits inter-ethniques (y compris des pogroms et des guerres ethniques) et la “Russophobie”.
Comme l'ont souligné des analystes, le terme “Russophobie” est un outil de propagande du Kremlin qui identifie les ennemis présumés de la Russie et les acteurs responsables de l'intolérance et de la persécution des Russes ethniques. Les propagandistes pro-Kremlin affirment souvent que la Russophobie est l'équivalent de l'antisémitisme. La “lutte contre la Russophobie” a été utilisée pour renforcer la stabilité interne du régime autoritaire russe, pour mettre en œuvre divers objectifs de politique étrangère, ainsi que pour discréditer l'élargissement de l'OTAN et de l'UE.
Lisez des cas similaires affirmant que l'Occident augmente la pression sur les pays de la CEI pour rompre les anciens liens, que l'Occident a provoqué le coup en Ukraine, la révolution de couleur en Biélorussie et que les autorités ukrainiennes oppriment et portent atteinte aux droits des personnes russophones.