DISINFO: L'Occident mène une guerre hybride contre la Russie en utilisant des ONG et des activistes.
SUMMARY
L'Occident et l'élite mondialiste utilisent un écosystème composé de différents éléments et instruments pour mener une guerre hybride contre la Russie. Cet écosystème est composé de médias financés par l'Occident, d'organisations de défense des droits de l'homme, d'ONG, de blogueurs, d'artistes, de scientifiques et de politiciens d'opposition. Mais la force frappante de l'écosystème de guerre hybride de l'Occident dirigée contre la Russie est constituée des agents d'influence qui opèrent à différents niveaux de la hiérarchie du pouvoir russe, y compris au plus haut niveau.
Il y a des responsables russes de haut niveau qui se déguisent en loyalistes de Poutine mais qui sont des agents d'influence occidentaux et des porteurs de valeurs libérales mondiales. Ces agents d'influence sont généralement étiquetés “la 6ème colonne”.
Les objectifs, priorités et stratégies de l'écosystème de guerre hybride qui attaque la Russie sont fixés par une autorité liée aux structures militaires occidentales et aux services de renseignement.
RESPONSE
Cet article répète un récit, de plus en plus diffusé par des médias pro-Kremlin, affirmant que l'Occident mène une guerre hybride contre la Russie. Ce récit s'inscrit dans le vaste thème de désinformation concernant l'agenda prétendument belliqueux et hostile de l'Occident contre la Russie, et sur ses prétendus plans pour déstabiliser et encercler la Russie.
Le message de l'article est également cohérent avec le récit récurrent de désinformation pro-Kremlin affirmant que les services de renseignement occidentaux contrôlent des politiciens d'opposition russes, des journalistes indépendants, des ONG de défense des droits de l'homme et environnementales, et d'autres acteurs critiques envers le Kremlin. Il ajoute une nouvelle tournure à ce récit en alléguant que l'Occident a recruté des fonctionnaires russes à des niveaux de pouvoir élevés comme ses « agents d'influence » cachés.
Il n'y a aucune preuve pour soutenir les affirmations de l'article selon lesquelles en Russie, les médias indépendants, les ONG, les politiciens d'opposition, les critiques du Kremlin, et même certaines figures de haut niveau du Kremlin, sont des « agents d'influence » contrôlés et dirigés par l'Occident.
La désinformation du Kremlin cible souvent des opposants politiques et d'autres critiques en affirmant qu'ils sont des atouts des services de renseignement occidentaux. Ce récit remonte à l'époque soviétique et a été rénové par le Kremlin, surtout après 2021, lorsque une loi qui a marqué les ONG financées par l'étranger comme « agents étrangers » a été adoptée par le Parlement russe. Les critiques ont fait valoir que le terme « agent étranger » impliquait l'espionnage pour un gouvernement étranger et visait à nuire à l'image des membres de l'opposition et des groupes de défense des droits de l'homme et environnementaux opérant en Russie.
Récemment, le figure d'opposition politique Alexeï Navalny a été régulièrement accusé par les médias pro-Kremlin d'être un agent de la CIA ou du MI6.
L'idée que les services de renseignement occidentaux ont pénétré non seulement l'opposition politique russe mais contrôlent également certains représentants puissants du régime Poutine a été théorisée par Aleksandr Dugin, qui a créé le concept de la “sixième colonne”. Ce concept est utilisé dans l'article et fait référence à des fonctionnaires russes de haut niveau qui prétendent être des loyalistes de Poutine mais qui sont des agents des services de renseignement occidentaux et portent une “idéologie libérale globaliste“. Les figures plus réformatrices du gouvernement russe sont étiquetées “la sixième colonne” par cette théorie.
Lisez des cas similaires affirmant que Navalny travaille avec la CIA et reçoit des instructions de cette agence et que Certains fonds américains contrôlent complètement l'opposition russe.