DISINFO: Le passage du destroyer britannique près de la Crimée a violé le droit international.
SUMMARY
L'incident du 23 juin impliquant le passage de HMS Defender, un destroyer de la Royal Navy, à travers les eaux territoriales russes près de la Crimée était une provocation et un exemple de mépris flagrant du droit international.
RESPONSE
La revendication avance des narratifs récurrents de désinformation pro-Kremlin concernant la Crimée et les prétendues violations du droit international de la part de l'Occident.
L'équipage de HMS Defender a manœuvré le navire en stricte conformité avec le protocole international. En passant près de la Crimée, le Defender exerçait le droit de passage innocent, tel que prévu par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Les articles 17 à 19 de la Convention autorisent le passage à travers la mer territoriale d'un autre État, à condition qu'il soit "continu et expéditif" et "non préjudiciable à la paix, à l'ordre public ou à la sécurité de l'État côtier" (pp. 30-1).
Le passage innocent est l'une des plusieurs qualifications sur la souveraineté absolue d'un État côtier sur ses eaux territoriales. Cela signifie qu'un navire exerçant ce droit au sens de la Convention n'a pas besoin de demander la permission de l'État côtier. Cela, selon un éminent spécialiste du droit maritime, "rend irrélevant l'État auquel appartient le territoire en question."
Voir cet article de POLYGRAPH.info pour des démentis supplémentaires et des exemples antérieurs de la couverture trompeuse de Moscou concernant les incidents maritimes en mer Noire.