DISINFO: L'Ukraine, et non la Russie, est l'auteur des violations des droits de l'homme en Crimée.
SUMMARY
Tout en exprimant des préoccupations concernant le sort des Tatars de Crimée, Kiev essaie essentiellement d’étouffer la Crimée par le blocus hydrique de la péninsule.
En tant que partie inaliénable de la Russie, la Crimée respecte pleinement les dispositions de la Convention européenne des droits de l'homme. Les accusations de Kiev concernant la situation des minorités ethniques en Crimée russe sont infondées. Au cours des six dernières années, la Russie a activement contribué à renforcer les droits sociaux et économiques, culturels et religieux des minorités ethniques vivant en Crimée. Les efforts des autorités russes pour renforcer la paix et l'harmonie interethniques sont évidents pour tout observateur impartial.
RESPONSE
Narratif récurrent de désinformation pro-Kremlin concernant la situation des droits humains en Crimée.
En tant que puissance occupante, la Russie a l'obligation légale, en vertu de la Quatrième Convention de Genève, de veiller à ce que la population civile en Crimée ait accès aux besoins essentiels tels que la nourriture, l'eau potable et les services médicaux (voir Partie III, Section III). L'applicabilité de la Convention dans le cas de la Crimée a été affirmée par la Mission de surveillance de l'ONU en Ukraine.
La situation humanitaire épouvantable en Crimée occupée est le résultat direct des actions de la Russie, selon des organisations de défense des droits humains de premier plan, notamment Human Rights Watch, Amnesty International, et le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Dans une étude complète des abus commis sur la péninsule entre février 2014 et décembre 2018, l'ONG basée à Kyiv Crimea SOS a enregistré 144 cas de poursuites pénales motivées politiquement, 15 disparitions forcées, au moins 20 meurtres commis par le régime d'occupation, 290 cas de torture et 372 arrestations arbitraires (pp. 8-9).
La notion que la Russie "honore pleinement" ses engagements envers la CEDH sur un territoire qu'elle occupe illégalement est tout simplement stupéfiante. En janvier 2021, la Cour Européenne des Droits de l'Homme a reconnu comme "partiellement recevables" les réclamations de l'Ukraine concernant les abus des droits humains commis par le régime d'occupation russe sur la péninsule. En particulier, la Cour a constaté qu'il y avait "suffisamment d'éléments de preuve prima facie" que les autorités occupantes avaient violé à plusieurs reprises les Articles 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10 et 11 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme, et a noté que "les allégations ci-dessus étaient cohérentes avec les conclusions énoncées dans un certain nombre de rapports d'organisations intergouvernementales et non gouvernementales" (pp. 5-6).