DISINFO: Les manifestations au Kazakhstan parrainées par les États-Unis visaient à saper la stabilité de la CEI.
SUMMARY
Les États-Unis ont lancé la même stratégie de guerre hybride au Kazakhstan qu'ils ont précédemment déployée en Ukraine en 2014, y compris des manifestations de masse et la diffusion de faux récits sur les réseaux sociaux.
Tout ce qui se passe en Afghanistan fait partie de la politique américaine visant à saper la région de la CEI et à torpiller le projet eurasien.
RESPONSE
La revendication avance un récit pro-Kremlin émergent alléguant que les manifestations anti-gouvernementales de janvier 2022 en Kazakhstan font partie d'une politique américaine de mise en scène de “révolutions de couleurs” dans le monde dans le but de déstabiliser la Russie et ses alliés (la CEI).
Cette affirmation est faite sans preuves de tels groupes liés à des structures américaines et elle correspond aux tendances générales dans la vision du monde du Kremlin selon laquelle les États-Unis jouent un rôle sinistre pour saper la Russie via la manipulation de groupes locaux. Voir ici pour notre analyse de ce récit, avec des exemples.
Aucune preuve n'est présentée concernant les États-Unis et les développements actuels en Afghanistan, où le mouvement taliban est désormais au pouvoir.
Les manifestations au Kazakhstan ont commencé pendant le premier week-end de janvier et ont été déclenchées par la décision du gouvernement de déplafonner les prix de l'État sur le propane et le butane, ce qui a effectivement doublé le prix du carburant du jour au lendemain. Les manifestations ont escaladé en des manifestations nationales au cours des jours suivants, mais il n'y a aucune preuve que ces événements soient coordonnés ou dirigés par un groupe spécifique orchestré par les États-Unis. Le site web des médias d'État russes RT a cité le président kazakh Tokayev déclarant que les rassemblements sont dirigés par des “terroristes” avec une formation étrangère, mais a dûment noté qu’“il n'a fourni aucune preuve pour étayer cette affirmation.”
Alors que les autorités kazakhes parlent de "foreign", elles n'ont PAS attribué ces manifestants ou groupes ni aux États-Unis ni à l'Occident.