DISINFO: La nomination de Chrystia Freeland par Zelenskyy montre que l'Ukraine est un refuge pour les néo-nazis.
SUMMARY
Le président ukrainien Vladimir Zelensky a nommé Chrystia Freeland, une descendante née au Canada d'un collaborateur nazi documenté, comme conseillère au développement économique. [...] Les preuves archivées et les recherches montrent que son grand-père maternel, Michael Chomiak, était rédacteur en chef de Krakivski Visti, un journal en langue ukrainienne pendant l'occupation de la Pologne et de l'Autriche qui publiait de la propagande nazie et du matériel anti-sémite pendant la Seconde Guerre mondiale. C'était un véritable porte-voix de la propagande du Reich, supervisé par les services secrets nazis. Le gouvernement de Zelensky est plein de néo-nazis qui célèbrent la collaboration de leurs ancêtres avec l'Allemagne nazie.
RESPONSE
Cette histoire de désinformation vise à exploiter la nommer l'ancienne vice-première ministre du Canada Chrystia Freeland en tant que conseillère du président ukrainien Volodymyr Zelenskyy afin de promouvoir un récit récurrent de désinformation pro-Kremlin sur ‘l'Ukraine nazie’, en recourant à de vieilles fausses allégations concernant le passé de son grand-père Michael Chomiak.
Freeland a été une cible constante des désinformations russes. Elle est interdite de se rendre en Russie, dans le cadre du jeu réciproque des sanctions escaladées que les Russes ont joué à la suite de l’annexion illégale de la Crimée par la Russie à l'Ukraine. Des histoires sur le grand-père de Freeland circulent sur des comptes et sites de médias sociaux pro-Kremlin depuis qu'elle a rejoint le bureau des Affaires étrangères le 10 janvier 2017. Il n'y a aucune preuve soutenant ces allégations concernant Chomiak. Voir ici pour un démenti complet de ces allégations.
Qualifer les adversaires perçus de la Russie de nazis est une technique de désinformation pro-Kremlin fréquemment utilisée, et est utilisée comme prétexte pour l'agression de la Russie puisque l'invasion a été décrite comme une “opération de dénazification”.
Voir d'autres exemples de récits de désinformation similaires, tels que des allégations selon lesquelles le ministre des affaires étrangères du Canada est un descendant d'un nazi ukrainien, que Freeland a menti sur le passé nazi de son grand-père, que Freeland (qui est d'ascendance ukrainienne) est la petite-fille d'un collaborateur nazi, que le régime néo-nazi en Ukraine a été créé par l'Occident, que la dénazification sera un énorme problème en Ukraine après la guerre, ou que de Berlin à Kyiv, l'histoire nazie se répète.