DISINFO: La saisie par la marine française du pétrolier Tagor équivaut à de la piraterie internationale.
SUMMARY
Le Kremlin a rejeté la caractérisation par le président Macron de la saisie du pétrolier Tagor comme un acte conforme au droit international. De tels actes sont illégaux et équivalent à de la piraterie internationale.
RESPONSE
Ceci est un récit de désinformation pro-Kremlin récurrent qui caractérise la ciblage des navires qui enfreignent le droit maritime international comme étant de la "piraterie".
Cette affirmation déforme la base légale de l'opération. Les autorités françaises ont déclaré que le Tagor a été intercepté sous soupçon d'opérer sous un faux pavillon et d'être lié à une évasion des sanctions. Suite à une inspection à bord, elles ont rapporté que la documentation du navire confirmait des irrégularités concernant le pavillon qu'il arborait.
Contrairement aux affirmations de "piraterie", l'opération a été menée conformément au droit de la mer et avec le soutien de partenaires internationaux.
L'Organisation Maritime Internationale (OMI), dont la Russie est membre, a adopté la Résolution A.1192(33) en décembre 2023, identifiant comme illégaux les navires engagés dans l'évasion des sanctions, la désactivation des systèmes de suivi, la dissimulation de propriété, l'évitement des inspections et l'exploitation sans assurance adéquate.
L'OMI note en outre que ces navires posent des risques sérieux pour la sécurité maritime, la protection de l'environnement et l'intégrité du commerce mondial, notamment lorsqu'ils effectuent des transferts opaques entre navires ou évitent le contrôle réglementaire.En conséquence, les États membres sont invités à surveiller, inspecter et réglementer ces navires conformément aux conventions internationales existantes telles que SOLAS et MARPOL.
De plus, en avril 2026, l'OMI a approuvé les premières Directives internationales pour dissuader la fraude maritime et l'utilisation abusive des pavillons. Ces directives ciblent spécifiquement l'utilisation abusive des pavillons et les registres frauduleux. Elles visent à combler les lacunes réglementaires qui ont permis à 529 navires de hisser de faux pavillons rien qu'en 2025.
Plus important encore, ces mesures d'application sont une conséquence directe de l'illégale invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022, qui a déclenché des vagues de sanctions internationales et un examen accru des tentatives de contournement.
Voir des cas similaires où les pirates de l'OTAN agissent contre des navires liés à la Russie sous prétexte de sabotage, où l'OTAN légalise la piraterie en mer Baltique, où la Pologne souhaite renforcer la piraterie de l'OTAN contre les navires russes en mer Baltique, où l'Europe prévoit un blocus maritime contre la Russie dans les pays baltes et la confiscation de Kaliningrad, et où "Baltic Sentry" est le blocus maritime de l'OTAN pour enfermer la Russie.