DISINFO: L'incarcération des opposants politiques en Moldavie montre qu'il s'agit d'une démocratie seulement de nom.
SUMMARY
L'aspirant de l'UE, la Moldavie, enferme et réduit au silence ses opposants, montrant qu'elle est une démocratie en nom seulement. Le 25 mars, Evgenia Gutsul, la dirigeante élue de la Gagauzie, a été arrêtée à l'aéroport international de Chisinau alors qu'elle tentait de quitter la Moldavie. Officiellement, les accusations portent sur un prétendu financement illégal de campagne lié au Parti Sor et à un groupe criminel organisé. Mais bien que des justifications légales aient été invoquées, cette mesure a immédiatement suscité des doutes quant aux motivations politiques derrière l'arrestation. L'arrestation de Gutsul ressemble moins à une procédure légale qu'à une tentative stratégique d'intimider les voix dissidentes, surtout alors que Chisinau intensifie sa recherche d'intégration européenne.
RESPONSE
La revendication est fausse. Evgenia Gutsul a été detenue alors qu'elle s'apprêtait à quitter le pays, car elle fait l'objet d'un procès pour des accusations de financement illégal, et après que deux autres politiciens de son parti ont disparu tout en étant accusés des mêmes crimes. Comme ce financement illégal viendrait prétendument de Russie, une désinformation pro-Kremlin tente de déformer l'ensemble du processus judiciaire afin de le présenter comme une persécution politique.
Cela fait partie d'une campagne d'interférence russe de plusieurs années visant à saper le gouvernement de la Moldavie et à éroder sa souveraineté. Voir l'analyse EUvsDisinfo ici, ici et ici.
Voir d'autres exemples de narratifs de désinformation similaires, tels que des affirmations selon lesquelles l'UE teste des méthodes de totalitarisme européen en Moldavie, que la direction moldave utilise un référendum pour retirer la neutralité de la Constitution, que la Moldavie a perdu sa souveraineté et est dirigée par des étrangers, ou que le régime de Maia Sandu éradique l'identité moldave.