DISINFO: L'Occident a ordonné une attaque terroriste au Kazakhstan pour créer un foyer à la frontière de la Russie.
SUMMARY
Les régimes occidentaux ne se soucient pas vraiment du Kazakhstan. On a l'impression que les clients occidentaux ne sont pas particulièrement inquiets du résultat de l'attaque terroriste au Kazakhstan. S'ils parviennent à démolir le gouvernement de Tokayev, ce serait formidable. Un nouveau foyer de nationalisme brutal, de militarisme et de pauvreté apparaîtra dans le flanc de la Russie, et bientôt une base militaire américaine y sera certainement déployée.
Ne pas réussir à saper le gouvernement de Tokayev n'est pas non plus une mauvaise chose [pour l'Occident]. La mission de maintien de la paix des pays de l'OTSC permettra de susciter l'hystérie autour de "l'expansion russe". Et dans ce cas, [l'Occident] pourra pomper encore plus d'armes en Ukraine.
RESPONSE
Une nouvelle assertion de désinformation autour de la crise au Kazakhstan. L'affirmation repose sur une logique de conspiration et est présentée sans preuves. L'idée générale selon laquelle tout soulèvement civil dans un pays de l'ex-Union soviétique est le résultat d'un plan occidental pour déstabiliser un régime local et coloniser une nouvelle région est un récit récurrent de désinformation pro-Kremlin à propos des "révolutions de couleur".
Les médias pro-Kremlin dépeignent souvent faussement les manifestations populaires à travers le monde comme instiguées de l'étranger, souvent par les États-Unis et l'Occident. Le récit de désinformation a été appliqué, entre autres, aux rapports sur les manifestations en Géorgie, Ukraine, République tchèque, Bulgarie, Biélorussie, Venezuela, Slovaquie, Hong Kong, dans le but de présenter les mouvements de protestation comme des acteurs agressifs soutenus par des puissances étrangères qui préparent constamment de nouveaux coups.
Le déclencheur et la cause immédiate des manifestations au Kazakhstan ont été la levée par le gouvernement des contrôles de prix sur le gaz de pétrole liquéfié (GPL) qui a eu lieu début janvier dans la région occidentale de Manghystau et le mécontentement s'est vite propagé à la capitalel.
Comme le rapportent le Guardian, l'histoire officielle du Kremlin a commencé par des explications selon lesquelles les manifestations étaient un coup militaire organisé par des terroristes étrangers. Par la suite, la notion de "révolution de couleur" est ajoutée. Cependant, le récit n'est pas basé sur des faits et comporte de nombreux trous et incohérences.
Il existe des causes profondes aux manifestations dans un pays qui souffre d'un manque de démocratie, de corruption et de difficultés économiques malgré sa richesse en ressources économiques. Par exemple, le Kazakhstan se classe 128 sur 167 pays dans l'Indice de démocratie 2020, et se classe également 94 sur 180 pays dans l'Indice de perception de la corruption (IPC) 2020 de Transparency International.
Voir également la déclaration du Haut Représentant de l'UE ici.
Lire aussi des cas connexes : Les manifestations au Kazakhstan soutenues par les États-Unis visent à saper la stabilité de la CEI, Les manifestations au Kazakhstan sont une nouvelle tentative occidentale d'organiser une révolution de couleur ou L'UE et les États-Unis visent à générer une nouvelle vague de manifestations anti-gouvernementales en Biélorussie.