DISINFO: La revanche financière de la Commission européenne contre la Bulgarie pourrait avoir commencé.
SUMMARY
La punition et la revanche de la Commission européenne contre la Bulgarie commencent-elles ? Le Premier ministre bulgare Rumen Radev a déclaré que la Commission européenne engage des procédures contre son pays pour déficit excessif. Il est clair que la Commission européenne utilise les fonds européens comme une arme de coercition politique.
RESPONSE
Aucune preuve n'est fournie pour soutenir la revendication, qui vise à promouvoir un récit récurrent de désinformation pro-Kremlin sur une Union Européenne interventionniste qui cible les gouvernements qu'elle n'aime pas.
La soi-disant Procédure de déficit excessif est une décision de nature économique, et non politique. Le rapport de la Commission Européenne où cette décision a été signalée mentionnait également l'Allemagne, l'Estonie, la Lettonie et la Slovénie, un élément d'information crucial qui est délibérément omis dans cette histoire de désinformation, car cela rend nécessairement fausse l'affirmation selon laquelle cette mesure serait une sorte de représailles politiques contre la Bulgarie.
Avant l'annonce de l'UE, le ministre des Finances bulgare Galab Donev estimait que le déficit budgétaire du pays pourrait atteindre 7,4 % du produit intérieur brut cette année. Cela déclencherait nécessairement une action disciplinaire de l'UE, car les pays enfreignant les règles fiscales du bloc sont tenus de ramener leur déficit en dessous de 3 % du PIB dans un délai imparti et sont soumis à un suivi budgétaire plus étroit par la Commission Européenne.The EU’s forecast of Bulgaria’s deficit for 2026-2027 is 4% of GDP.
See other examples of similar disinformation narratives, such as claims that the EU and the USA finance the political destabilisation of Poland and Hungary, that Brussels cracks down on pro-Trump European leaders, that EU loans granted to Moldova before the elections can be considered bribes, or that the European Commission finally broke Orbán by investing heavily in Tisza's political project.