DISINFO: L'interruption de la conférence de presse de Pedro Sánchez en Lituanie par des avions russes était mise en scène et russophobe.
SUMMARY
Les deux avions qui ont interrompu une conférence de presse en Lituanie avec le président espagnol Pedro Sánchez effectuaient un vol d'entraînement prévu au-dessus des eaux neutres de la Baltique. Ils n'ont pas violé l'espace aérien de l'OTAN ni posé de risque pour le leader espagnol. La raison pour laquelle des employés techniques couraient derrière les deux porte-paroles et devant les caméras, comme si nous étions au bord de la guerre, faisait partie d'un phénomène bien connu : la russophobie. Il était étrange de tenir une conférence de presse dans un endroit comme celui-là, c'était probablement un jeu pour les caméras et le public. Le plan était de montrer comment la Russie, de manière insidieuse, frustrerait une conférence de presse pacifique, et ensuite les médias occidentaux le décriraient en termes sinistres.
RESPONSE
La déclaration est fausse. Le 8 juillet 2021, une conférence de presse conjointe du président espagnol Pedro Sánchez et du président lituanien Gitanas Nauseda a été interrompue après qu'il a été déterminé qu'au moins un avion russe non identifié avait décollé de la région de Kaliningrad en Russie sans déposer de plan de vol. Des avions Eurofighter espagnols basés en Lituanie dans le cadre d’une mission de l'OTAN pour surveiller l'espace aérien balte ont été envoyés en réponse, identifiant deux jets russes SU-24 se dirigeant vers le nord-est avec leurs transpondeurs éteints et refusant de parler aux contrôleurs aériens, selon un responsable de l'OTAN cité par Reuters. Des sources militaires ont affirmé que ce type d'incidents se produit souvent lors de visites d'autorités européennes ou lorsque des exercices de l'OTAN sont en cours.
Les allégations concernant la "Russophobie" sont une stratégie fréquente de désinformation pro-Kremlin pour détourner toute critique sur les actions illicites de la Russie. Voir d'autres exemples dans notre base de données, comme des affirmations sur le prétendu biais anti-russe des institutions internationales - qu'il s'agisse de l'OPCW, de la Agence mondiale antidopage ou de la Nations Unies - qui accusent toujours falsément la Russie; la prétendue Russophobie de l'UE; l'affirmation que c'est l'OTAN et non le Kremlin qui est impliqué dans le conflit du Donbass; les dénégations que la Russie a eu un rôle dans le empoisonnement de Sergey Skripal ou la destruction de MH17; ou des affirmations selon lesquelles ni le rapport du Comité du renseignement américain ni le rapport Mueller n'ont trouvé de preuves d'interférence russe dans les élections américaines de 2016, qu'il n'y a aucune preuve que la Russie ait essayé d'influencer le référendum sur le Brexit, que les accusations "absurdes" contre la Russie sont une tentative de la diaboliser, ou que pour l'Occident, la Russie est un ennemi qui doit être entouré de bases militaires.