La Russie adopte de nouvelles lois pour emprisonner ses détracteurs, tout en niant détenir des prisonniers politiques
Chaque année, le 30 octobre, est commémorée la Journée du souvenir des victimes de répression politique. En Russie, des personnes sont emprisonnées sur la base d’accusations que les organisations de défense des droits humains jugent infondées, alors même que les autorités refusent de reconnaître l’existence de prisonniers politiques. Le Kremlin les présente comme des criminels, voire des terroristes. En revanche, il emploie abondamment l’expression « prisonniers politiques » pour désigner des personnes détenues en Ukraine, affirmant que Kiev les emprisonne en raison de leurs opinions politiques ou de leurs positions pro-russes.